Programmation
Analog Mayhem
Artist Talk, Workshops
Club SAW
Artiste
Analog Mayhem
Performance audiovisuelle en direct présentée par Ed Video en collaboration avec SAW
Le jeudi 19 novembre 2026 à 19 h
Club SAW (67, rue Nicholas, Ottawa)
Entrée libre
Dans Analog Mayhem, Tasman Richardson présente deux performances audiovisuelles en direct qui repoussent les limites des technologies vidéo obsolètes, transformant les dysfonctionnements et les effets de rétroaction en images et en sons issus d’une même source. Never Not Nothing (6 min) réutilise la rétroaction vidéo analogique produite par des technologies désuètes. Grâce à la division et à la duplication des signaux RCA ainsi qu’au réacheminement audio, la vidéo produit littéralement le son de ses propres images. Les rétroactions captées sont découpées en tonalités, textures et pulsations, puis déclenchées par MIDI et assemblées en direct pour créer une expression complexe à partir de rien.
A Line Has Two Sides (18 min) détourne l’alimentation électrique d’une console Atari 2600 pour générer un flux ininterrompu d’anomalies visuelles (glitches), ensuite répertoriées et transformées en boîtes à rythmes vidéo jouables. Ce triptyque audiovisuel, déclenché par MIDI et assemblé en direct, plonge le public dans des centaines de séquences formant un mur pulsant de musique visuelle, entièrement créé à partir des sons de sa propre source. Cette approche est emblématique de la méthode JAWA développée par Richardson en 1996.
« Brouillé et écorché jusqu’à devenir un Pollock techno virtuose »
— Catherine Elwes, Video Art: A Guided Tour
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Rencontre avec l’artiste et atelier pratique animé par Tasman Richardson
Le vendredi 20 novembre 2026, de 13 h à 15 h
Club SAW (67, rue Nicholas, Ottawa)
Entrée libre, mais inscription préalable obligatoire.
Veuillez vous inscrire ici.
Tasman Richardson propose une réflexion sur l’essence même de la vidéo, puis explore deux voies possibles : la vie ou la mort de la vidéo. À travers des comparaisons et des démonstrations, il met en parallèle le cinéma échantillonné et le bruit généré, la captation de souvenirs et la récolte d’anomalies visuelles. Sa réflexion s’étend aux erreurs analogiques face à la stabilité numérique, puis aux possibilités humaines face à la prévisibilité de l’intelligence artificielle. Deux visions de l’avenir se dessinent : une fin du temps qui se nourrit du passé, ou une collaboration avec l’échec ouvrant la voie à un avenir en constante évolution.
À la suite de cette rencontre, le public sera invité à passer du rôle de spectateur·rice à celui de participant·e dans le cadre d’une exploration pratique de la synthèse vidéo analogique. Les personnes intéressées pourront s’inscrire à des séances guidées utilisant le matériel analogique d’Ed Video. Elles apprendront à générer et à manipuler des signaux vidéo en combinant des sources en direct, des effets de rétroaction et des textures pour créer des images en constante transformation. Accompagné·e·s par Richardson et la direction technique d’Ed Video, les participant·e·s expérimenteront des dispositifs physiques qui réagissent en temps réel, découvrant comment les images peuvent prendre forme par le jeu et l’improvisation. Les résultats seront projetés à grande échelle, transformant l’espace en une exposition collective et évolutive d’œuvres créées sur place. Cet atelier vise à démystifier des technologies spécialisées tout en offrant aux participant·e·s un accès direct à des outils rarement disponibles à l’extérieur des centres professionnels en arts médiatiques.
« Son exploration des images met à l’épreuve les limites de nos frontières culturelles et perceptuelles, qu’il déconstruit et reconfigure avec une précision troublante. »
— David Jager, NOW Magazine
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À propos de l’artiste
Tasman Richardson est un artiste interdisciplinaire dont la pratique explore les croisements culturels à travers l’art vidéo, l’installation immersive et la performance audiovisuelle en direct. Depuis 1996, il développe une approche singulière fondée sur sa méthode de fragmentation et de recomposition audiovisuelle appelée JAWA. Il est également cofondateur du collectif artistique FAMEFAME et du tournoi international de performance audiovisuelle Videodrome.
Sa démarche artistique propose une réflexion critique sur les rapports entre technologie, perception et société, notamment à travers les notions de « nécromancie contemporaine », de « surveillance volontaire » et de la vidéo envisagée comme « une âme sans corps ». Parmi ses installations de grande envergure figurent Necropolis (MOCCA, 2012; Karsh-Masson, 2015) et Kali Yuga (Arsenal Contemporary, 2019 et 2020). Ses recherches récentes portent sur les mécanismes de cloisonnement social et les conflits de classes. En 2023, il a publié Objects In Mirror aux éditions Impulse(b), un ouvrage réunissant deux décennies d’observations et de réflexions, qui a fait l’objet de lancements à Toronto, Berlin et Izmir. Ses œuvres font partie de la collection du Musée des beaux-arts du Canada.
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Subventionnaires de SAW : Conseil des arts du Canada, Ville d’Ottawa, Conseil des arts de l’Ontario, Fondation Trillium de l’Ontario, Fondation communautaire d’Ottawa, gouvernement du Canada et gouvernement de l’Ontario